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 Le siège de Vera Cruz... le 14 fév. 1606

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Ann-Kathleen Crowley
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Date d'inscription : 05/08/2006

MessageSujet: Le siège de Vera Cruz... le 14 fév. 1606   Jeu 16 Aoû - 22:42

Extrait du journal de bord du Capitaine Anne Bonny, à bord du Black Mermaid II.


Le 14 Février de l’an de grâce 1606,

Nous assiégeons la ville de Vera Cruz depuis maintenant deux jours, leur muraille faiblit face à nos canons, et leurs garnisons s’amenuisent au fur et à mesure. De notre côté, nous savions nos hommes en forme et nos vivres ne manqueront pas et nos munitions ne feront pas défaut.

Après plusieurs salves du Black Dräaken III et du Black Mermaid II, le Black Joke nous rejoignit pour prendre part au siège… Nous savions désormais que la prise de la ville serait imminente.

La mer était calme, une légère brise faisait onduler les vagues légèrement mais une brume épaisse nous empêchait de voir distinctement la forteresse. La nuit tombait et la clarté du soleil couchant nous offrait un paysage aux couleurs d’or et de cuivre, les fumées et l’odeur de la poudre à canons mélangée aux senteurs de bois brûlés et de sang nous tenaient éveillés, mais nous étions plutôt confiant quant à l’issue de cette dernière nuit… En effet, nous avions prévu une attaque pour le lendemain matin à l’aube.
J’envoyais mes hommes se reposer après avoir une dernière fois ordonnée une salve de mitrailles pour souhaiter la bonne soirée aux pyrates et ainsi ne pas laisser tomber la pression que nous exercions sur leur gouverneur.

Au petit matin, alors que la vigie seule profitait des premiers rayons du soleil. Nos hommes s’affairaient déjà sur le pont et préparaient les sabords et nettoyaient les canons qui avaient rugi de leurs souffles durant la nuit. Les hommes qui ne partiraient pas aux assauts n’avaient pas beaucoup dormi et certains révisaient, réparaient, fixaient et colmataient les différentes fissures et passaient en revue toutes les parties du bateau. Le calfat criait ses ordres à son équipe en courant de la poupe au beaupré en s’arrêtant que pour élever la voix sur les marins encore endormis.
L’eau était douce et encore fraîche de la nuit, bientôt elle pourrait se réchauffer au contact des rayons d’un jour nouveau…
Déjà des cris montaient de la cité des pyrates et des ombres couraient sur la plage. Je compris qu’il était enfin temps de lancer l’attaque car plus nous attendions, plus les pyrates seraient éveillés et à leur poste, prêts à défendre chèrement leur vie et leur cité.

Une salve toucha une tourelle de guet, qui s’effondra sous la puissance de feu, offrant ainsi un passage étroit mais néanmoins protégé des mousquets et autres pistols par un pan de falaise qui venait presque à séparer cette tourelle de l’ensemble de la forteresse.
Tandis que nos canons protégeaient notre approche en barcasse, nous voyions les forbans essayer de colmater la brèche créée par l’écroulement de la tourelle.
Les tirs de mousquet et de canon couvraient tout autres bruits et la fumée mélangée à la brume matinale amenée par le vent du large rendaient désormais invisible nos bateaux restés au large. Nous nous retrouvons enfermés par une barrière invisible mélangeant le naturel et l’artificiel avec pour seul contact visuel les quelques forbans peu nombreux occupés sur la brèche. Quand ils nous apercevçurent, la première barcasse avait déjà débarqué un premier assaut. Un seul de mes hommes mourut ici, sur cette plage de rocher. Les pyrates n’avaient pas eu le temps de boucher cette brèche, ce qui nous permis de pénétrer dans l’enceinte de la forteresse. Nous fûmes surpris de la découvrir presque déserte : la petite cité à l’intérieure de cette forteresse traînait encore les séquelles et les marques des combats qui avaient tourné en faveur des pyrates la dernière fois. Des maisons étaient éventrées, des traces d’incendies un peu partout et des réparations effectuées à la va-vite montraient le peu d’intérêts qu’eussent ces forbans pour cette ville. Les survivants des canonnades ne montrèrent pas beaucoup de résistance et je laissai une partie des hommes avec Edward pour finir de déstabiliser la garnison que quelques renforts avaient consolidée, pendant qu’un groupe m’accompagnait vers la maison du gouverneur. Nous ne mires pas longtemps à le localiser, il était lui aussi accompagné d’une escorte et se dirigeait vers le port. Nul doute que lui aussi, avait préféré la fuite plutôt que l’affrontement.

Les vents s’étaient levés, poussant ainsi les nuages de fumée et laissant apparaître au loin les bâtiments de la Compagnie Noire.

Nous nous séparâmes pour bloquer la progression du gouverneur et de sa milice pendant que l’autre groupe les attaquera de côté. Nous nous étions engagés dans une ruelle du quartier pour en faire le tour.

Cette attaque fût la dernière à laquelle participa le gouverneur de la ville. Il mourra une bille de plomb entre les deux yeux et voyant cela, les survivants se rendirent sans autre forme de résistance.ils furent fais prisonniers et nous rejoignions nos camarades sur la plage.

Le soleil brillait désormais dans le ciel, une odeur d’incendie et de sang flottait dans les airs mais le vent venu de la mer renvoyait ces odeurs pestilentielles dans les terres.

Le drapeau de la Compagnie Noire fut hissée en dessous du drapeau de la Couronne de Hollande.
J’entends d’ici les différentes remarques et spéculations sur nous… La compagnie Noire ne peut malheureusement pour certains pas avoir à faire avec les pyrates bien que leurs villes nous soient ouvertes. Les produits et marchandises que nous acheminons au gré de nos traversées se doivent de naviguer en sécurité. Ce qui ne pouvait se faire dans cette ville, car trop de pyrates sont avides de richesses et trop peu sont honnêtes.

N’en déplaisent à certains, la Compagnie Noire est fière de hisser son drapeau sur Vera Cruz, pour la paix et le bons fonctionnement du commerce.

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